La dimension RSE : Phénomène réservé aux grandes entreprises ?

La Responsabilité sociale des entreprises (RSE) est née dans les années 1960. On remarque 3 axes dans le phénomène RSE :

  • Responsabilité environnementale (réduction des consommations énergétiques, respect de l’environnement)
  • Responsabilité sociale (pas de discriminations, amélioration des conditions de travail, sécurité…)
  • Responsabilité économique (l’économie sociale et solidaire, la relation avec les sous-traitants, l’économie circulaire…)

 

Chez les grands

La RSE prend ses racines dans les grands groupes dans un souci de marque employeur, de renouveau médiatique ; et bien sûr par obligation réglementaire qui, depuis les lois de 2010 du Grenelle de l’environnement, oblige les entreprises de plus de 500 salariés réalisant 100 millions d’euros de chiffre d’affaire à publier leurs résultats environnementaux et sociaux.

A titre d’exemple, McDonald’s a prit des mesures afin d’améliorer les conditions de travail de ses salariés (horaires aménagés, cuisines plus fonctionnelles et silencieuses, bornes de paiement…). Grâce à ces changements, pour la huitième année consécutive, McDonald’s France figure au classement du Great Place to Work Institute France parmi les entreprises « où il fait bon de travailler ».

Un autre exemple de mise en place de RSE sur la responsabilité environnementale : Solarwind, bâtiment écologique issu de la collaboration de plusieurs entreprises (progroup, schuler, in Der Laey).  Solarwind est une construction regroupant 10 000m² de bureaux au Luxembourg, totalement passifs au niveau énergie (panneaux photovoltaïques, éoliennes urbaines, façades végétales,…) ; ce qui offre des économies notables en consommation d’énergie. Sa TRIPLE CERTIFICATION française (HQE), britannique (BREEAM) et allemande (DGNB) permet de couvrir tous les aspects environnementaux du projet, à toutes les étapes de la vie du bâtiment : conception, construction, exploitation, démolition.

L’information du jour : Saviez-vous qu’une recherche Google consomme autant d’électricité qu’une ampoule allumée pendant 1heure !?!

Le développement de la RSE est désormais perçu comme une « vitrine ». L’image d’une entreprise respectueuse de l’environnement, qui inculque des valeurs, ou encore qui fait preuve d’éthique sociale ; indique aux prospects son sérieux et son rayonnement.

Les coups engendrés par ces changements de stratégie peuvent être colossaux, mais souvent rentables au bout de quelques années. L’achat de nouveaux matériels, très souvent des travaux, embauche de nouvelles personnes, formations,…, tant de postes de dépenses que les grands groupes peuvent facilement gérer, mais qu’en est-il dans nos PME et TPE ?

 

Chez les petits

Parmi les différents aspects de la RSE, la sécurité des salariés est privilégiée mais pas seulement. L’aménagement des temps de travail est aussi souvent concerné. Ce qui entre en ligne de compte d’une stratégie RSE (amélioration des conditions de travail).

Dans le quotidien de l’entreprise (PME, TPE), les rapports avec les salariés se règlent par des micro-accords informels ou encore par la négociation directe avec le dirigeant. Souvent, le dirigeant de l’entreprise veille seulement à bien appliquer le Code du travail.

En général, du fait de l’ancienneté des salariés dans une PME ou TPE, des liens affectifs se sont crées entre la direction et les employés. À un tel point que certains pensent à un mirage de prolongement de la vie familiale.

Par ailleurs, l’apprentissage est voué à être reconnu comme partie intégrante d’une stratégie RSE car cela permet à une personne d’être formée et d’acquérir les valeurs de l’entreprise comme dans une relation parent-enfant, ce qui assurera la pérennité de la profession.

En ce qui concerne la dimension environnementale, les PME et TPE, de manière générale veillent au respect de la loi et sont favorables à réduire leurs consommations énergétiques. Certes, souvent dans un souci d’économie d’argent parce que cela aura un impact direct sur leur rentabilité.

 

Etude RSE des PME CCI 2014
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Youphil – Où en sont les entreprises françaises en matière de RSE?

Ces données nous montrent l’étendue du chantier qui reste devant nous pour que l’économie devienne effectivement durable. Il s’avère que c’est un point encourageant, que les PME « en voie d’engagement » sont de plus en plus nombreuses et que l’engagement en RSE progresse chaque année malgré un contexte économique difficile et des réticences tant au coût engendrés.

Finalement, beaucoup de dirigeants de PME et TPE adhèrent au concept de Responsabilité Sociale des Entreprises sans le savoir. D’où les mauvais résultats exprimés dans le tableau ci-dessus. Oui, on le remarque plus chez les grandes entreprises car leur communication se base sur ces nouveaux enjeux et stratégies. Mais, n’oublions pas nos petites entreprises qui font de même !

 

Sources :

 

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