CV : Faux diplômes, mensonges, expériences douteuses, comment y remédier ?

En Janvier 2016, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem a annoncé le lancement d’un site gratuit visant à garantir l’authenticité des diplômes et lutter contre la fraude sur les CV. Cette pratique de fraude est-elle répandue ?

CV trompeurs

Par définition, un CV sera considéré comme «trompeur» lorsqu’ un élément ne reflétant pas la vérité surgit. Il apparait qu’au moins un CV sur quatre est « enjolivé ». Inventer, embellir, mentir, arranger les expériences en fonction du destinataire, les pratiques sont courantes.

Recentrons nous, rien n’interdit bien sur de présenter judicieusement ses expériences. Si par exemple, vous avez du manager une équipe pendant un projet (même de courte durée), il peut être intéressant d’indiquer cette fonction d’encadrement. La NUANCE, voilà la clé, mais surtout NE MENTEZ PAS

Selon une étude du cabinet Florian Mantione Institute, 75% des candidats mentent sur leur CV, dont 33% qui s’attribuent de faux diplômes.

Notre conseil : à la rédaction de votre CV, pensez bien à toutes les missions qui vont ont été confiées au cours de votre carrière. C’est en faisant le point sur votre savoir-faire et en le présentant de la meilleure manière possible que vous gagnerez. Inutile de mentir, si la mission correspond à votre profil, vous serez tout à fait à même de réaliser les taches souhaitées.

À contrario, en mentant sur votre CV, cela vous ouvre les portes d’un coté déceptif de la part de l’employeur s’il vous recrute… n’oubliez pas que l’employeur dispose toujours d’une période d’essai pour voir si vous correspondez bien au profil recherché.

Démasquer les menteurs

Le nouveau site internet dédié à la lutte contre la fraude aux CV permet ainsi, de détecter les mensonges par un algorithme qui analyse différents éléments et qu’il va comparer avec une base de données. Parmi les techniques de tromperie les plus utilisées, il apparait que :

  • les expéditeurs imposteurs évitent l’utilisation de pronoms personnels et de descriptions superflues comme les adjectifs inutiles ;
  • ils structurent exagérément leurs arguments ;
  • ils évitent le plus possible l’autodépréciation, tout en incluant plus de flatterie, et imitent le style linguistique du destinataire à mesure de l’échange des courriers, car ils veulent donner l’impression d’être accommodants et agréables.

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