Suite à notre article qui fait le point sur les nombreuses rumeurs selon lesquelles Facebook se lancerait dans le recrutement, nous avons décidé de nous concentrer sur ce qu’un service emploi par Facebbok pourrait apporter (en positif).
Aujourd’hui, nous excluons donc les problème de vie privée et la concurrence que cela va amener entre différents services. Nous avions conclu que les outils de recrutement par les réseaux sociaux existent déjà mais que le problème reste l’adoption par les candidats et les recruteurs.
On imagine donc aujourd’hui que Facebook, justement, avec sa force de frappe, pourrait changer les mentalités, les postures, les attitudes.
Franck Confino, fondateur de l’agence de communication Adverbia, nous amène son point de vue:
Je ne pourrai juger de l’expérience Facebook, qu’une fois avoir véritablement testé ce nouveau service. J’entends parfaitement celles et ceux qui parlent de craintes ou réticences, surtout sachant l’utilisation peu scrupuleuse que le « réseau des réseaux » fait parfois de nos données.
Mais je voudrais y ajouter une note d’optimisme en soulignant que Facebook ne tente que de structurer et fédérer à son profit un phénomène de société déjà engagé : l’usage par les internautes des réseaux, et pas seulement ceux historiquement dédiés (Linked In, Viadeo) pour l’emploi. Pour cela, je m’appuie sur trois réalités :
- la première, c’est que le phénomène n’est pas nouveau : les réseaux sociaux dit généralistes comme Facebook ou Twitter (dont le tiers des utilisateurs disent venir pour l’emploi), sont déjà depuis plusieurs années de nouvelles portes d’entrée pour les RH, que les candidats n’hésitent pas à franchir pour y nouer contact avec les équipes ou adresser leurs candidatures spontanées.
- La deuxième, c’est que les DRH eux-mêmes avouent « googler » les candidats ou rechercher des informations sur eux à travers les réseaux sociaux
- La troisième, enfin, c’est que ces générations Y et Z, éveillés ou nés avec les réseaux sociaux, savent très bien paramétrer leurs comptes Facebook pour y séparer vie sociale et privée ; ils le font en tous cas bien mieux que leurs aînés, qui peinent à comprendre toutes les subtilités de l’outil.
Il faut se souvenir d’une époque, où séparer le type d’informations que l’on publiait sur Facebook était impossible ; puis la fonction a été mise en place mais ce n’était pas pratique et il fallait le savoir ; depuis l’arrivée de Google+ (et sa notion de « cercles »), séparer « vie privée » et vie « professionnelle » sur le même compte est devenu à portée de tous. Tout le monde peut désormais, sur Facebook, contrôler à qui il dit quoi ! Souhaitons qu’à travers ce nouveau service, le réseau social permette une séparation encore plus claire entre vie pro / personnelle et ne rendant accessibles à l’employeur que les informations librement choisies par l’internaute.
Reste à former les candidats (comme les entreprises) à toutes les subtilités changeantes de ces nouveaux outils. Dans certaines branches (com’, pub, marketing, social media) ce ne sera pas un problème – leur bonne maîtrise est même parfois déjà un prérequis du recrutement. Dans d’autres, où l’usage d’internet en général et des réseaux sociaux en particulier, est beaucoup moins présent, on peut craindre des réticences.
Chez Yupeek, nous voyons tous les jours des étudiants et jeunes diplômés se laisser tenter par les réseaux sociaux pour réussir leur insertion professionnelle. Et nous remarquons que cette utilisation n’est pas automatique. Nous espérons que le phénomène de société déjà engagé dont parle Franck Confino va se convertir en véritable utilisation des réseaux sociaux par tous pour l’emploi. Les candidats comme recruteurs devraient comprendre les intérêts du recrutement social. L’e-reputation, l’image marque employeur, l’e-cooptation pour tous !
Nous vous conseillons de lire notre point sur le service emploi par Facebook avec notamment les avis de Laurent Brouat, l’équipe Talentéo.fr, Jacques Froissant…

